Nous naviguons les idées à l’envers
La tête sous l’eau, nos corps immergés
Des mains nous tiennent moi et mes frères
Pour nous empêcher de respirer
Surtout ne pas remonter prendre l’air
Ce serait trop dangereux pour leurs idées
Il n’y a qu’un seul moyen de nous faire taire
Remplir nos gueules d’images truquées
Tout ça pour boucher nos artères
Et contrôler pauvres aliénés
Noyés sous la lune
Mais dit-elle encore la vérité
Noyés sous des dunes
D’espoirs hallucinés
Nous volons les têtes vides
Des trous noirs en guise de cerveau
Piqures, pilules et doses d’acide
Pour nous faire croire en un monde nouveau
A remplir les poches de ceux qui décident
Des liasses de dollars qui nous rendront tous égaux
On peut lire dans leurs petits yeux avides
Qu’un être humain en moins ne leurs fera pas défaut
Que si la vie, eux, leurs creusent des rides
Pour la majorité, elle creuse des tombeaux
Noyés sous la lune
Mais dit-elle encore la vérité
Noyés sous des dunes
D’espoirs hallucinés
Nous mourrons, c’est sur, les yeux béats
Au rythme du pendule qui envoute nos heures
Des moutons, des agneaux, voir même des sherpas
Nous porterons le fardeau de ce monde sans cœur
Nous le porterons, oui mes frères, mais avec joie
Crédules que nous sommes à croire en ce bonheur
Celui qu’on nous donne tous les jours comme un simple repas
Aliénés devant un écran tous les soirs à 20h
A boire des conneries pour gonfler l’audimat
Sur qu’on est noyé dans nos vices et nos peurs
Noyés sous la lune
Mais dit-elle encore la vérité
Noyés sous des dunes
D’espoirs hallucinés