Quand de tes lèvres je suis loin
C’est tout mon corps qui crie au mal
Quand j’ai ta fièvre du soir au matin
Tu es, c’est sûr, ma femme fatale
Et quand pour ce mal je patiente
Les secondes sont éternité
Les aiguilles du temps insolentes
Traînent ces heures dénudées
Loin de mes yeux, tu restes dans mon cœur
D’où je te contemple sans cesse
Et quand ils s’ouvrent à la lueur
Tu apparais, toi, ma déesse
Et quand, dans mes bras, tu t’égares
Je ne connais même plus mon nom
En apesanteur, je vole sous ton regard
Tes lèvres dessinent mon seul horizon