Qui a cru que pleurer éloignait la douleur
A chaque larme qui coule et qui fend nos yeux
A chaque marée de sel c’est un morceau de cœur
Qui s’arrache de nos êtres, à qui il faut dire adieu
Pour tous les torrents qui roulent sur nos joues
Jusqu’au bord des falaises qui ferment le visage
Une descente suicidaire d’un bonheur qui s’échoue
Quand la vie n’est plus qu’ombre sous un ciel d’orage
Qui a cru qu’hurler à la mort, éloignait les maux
Même si le son sort, les sorts sont souvent inégaux
On peut envoyer aux vents, au loin, tous nos mots
Si personne ne les entend, pas d’oreille pour faire écho
Pour tous les tapages nocturnes, que les gorges ont criés
Tous les cris qui, sur la lune, ont trouvé un cratère où s’échouer
Même si cela fait du bien, c’est vrai, on ne peut que l’avouer
On sait tous qu’à la fin, l’illusion va s’estomper