Partout où je vais j’emporte avec moi
Une chair usée par le temps qui passe
Un amas de souvenirs qui traîne derrière mes pas
Des cicatrices à l’infini pour que rien ne s’efface
Gravées à jamais sur mon cœur et mon corps
Pour faire de l’oubli un éternel espoir
Pour remuer le couteau quand la mémoire s’endort
Sur une plaie pansée d’où ressurgit l’histoire
Souviens, souviens-toi
Au loin la réminiscence
Survient, à chaque fois
Le dessein de la renaissance
Les traces de la vie nous rappellent au présent
D’un demain apeuré par ces tristes sculptures
Que l’on croyait perdues dans les méandres du néant
Elles découpent aux veines ces lointaines blessures
Souviens, souviens-toi
Jusqu’à la lueur de l’innocence
Soutiens, fais en loi
Le début de la résistance