Prends ma main et soyons perpétuels
Les secondes ne sont que fugitives
De notre mieux rendons-les sempiternelles
En mémoire des souvenirs à la dérive
Des images du temps plein nos rétines
Des lèvres fugaces enlacées
Mais demain sous la fumée d’un autre spleen
L’immuable tendra à s’en aller
Si tu es prête, allez, on prolonge
Le « temporaire » version éternité
Assis sur la branche que l’antan ronge
La chute inéluctable mais refusée
L’éternel éphémère
Perpétue cet instant
Et qu’en homme à la mer
Moi je flotte dans ton océan
L’éternel éphémère
A jamais ce moment
Aux oubliettes mes hivers
Moi je ne vis qu’au printemps
L’éternel éphémère
En dehors et en dedans
Lové au cœur de ma chimère
Laissez-moi feindre l’absent