Paraît-il qu’ils m’ont confectionné avec amour,
Logé, nourri, blanchi pendant près de 300 jours,
Ils m’ont laissé dormir au chaud pour mieux me rendre sourd,
Aveugle à tous ses maux qui peuplent les alentours !
A ce qu’on m’a dit c’est vraiment la foire dehors,
Tout le monde se bat pour obtenir ses miettes d’or,
Certains dépensent des sommes pour faire une guerre alors
Que d’autres meurent à côté d’eux sans trop d’efforts !
Vous voulez vraiment que je sorte pour vivre çà,
Vous me prenez pour un messie mais débrouillez-vous sans moi,
Réglez tous ces problèmes après on discutera,
Ce n’est même pas la peine de sortir tous vos appâts.
Je fais parti de la nouvelle génération sans espoir,
Née dans le nucléaire, la télé, les bombes et l’or noir,
J’aurai déjà de la chance si je peux me voir dans un miroir,
Autant rester dans l’antre d’où je contemple le dérisoire.
La lumière transperce mon doux cocon,
Tout se disperse, plus de cordon,
La seule chose qui me rattachait à la vie,
Ils me l’ont coupé, pas de répit ici !
J’ai beau crier ma haine mais rien n’y fait,
Tous devant moi se démènent, je suis arrivé…